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Recette du crabe imaginaire et son écume de métastases

Ingrédients :

– Un beau crabe vif et bien rouge déniché au fond d’une grotte utérine, ce sera toujours plus glamour qu’un psoriasis ou qu’une ch’touille

– Une grappe de métastases récidivistes, c’est gore mais ça parle à tout le monde

– Une pointe de talent lyrique déguisée en volonté de combattre, I’ll fight ‘till I’ll die

– Une ou deux selon les goûts absences prolongées non détaillées, ni programmées et ni justifiées

Cuisson : 2 mois de mijotage à feu très doux

Préparation : Le talent de la malade imaginaire réside en sa capacité d’improvisation et d’adaptation, signe de son grand instinct de survie blogosphérique

Repos : alternance de périodes de silence et d’ultraactivité

Pas-à-pas :

Commencez par parler d’un rendez-vous important à venir dans quelques semaines, c’est bien connu : les grands spécialistes de la médecine française sont très demandés.

Continuez par insinuer commentaires après commentaires que grâce à la vie blogosphérique, vous trouvez la force de faire face aux coups durs de la vie. Votre passion de cuisiner vous maintient dans l’action et vous empêche de broyer du noir.

Le jour J, montrez-vous très reposée. Laissez entendre que vous avez dû prendre un relaxant musculaire à la réputation anti-dépressive pour ne pas vous présenter stressée à la consultation et donc, risquer de fausser le diagnostic. Laissez des instructions à une ou deux personnes que vous qualifierez formellement de confiance pour gérer votre blog – et vos comptes associés sur les réseaux sociaux en votre absence – si celle-ci doit se prolonger. Prenez soin de transmettre des codes d’accès erronés.

Laissez passer une semaine de silence total, même auprès des personnes à qui vous avez délégué la gestion de votre blog. Profitez de cette période pour surveiller anonymement le buzz qui monte qui monte autour de votre absence, ramdam largement amplifié par l’inquiétude des personnes à qui vous étiez supposée déléguer la responsabilité de votre blog et qui ont la naïveté de croire qu’elles ont mal compris vos instructions.

Cette période de repos sera d’autant plus importante si vous constatez que plusieurs personnes évoquent la « dure épreuve » que vous êtres en train de passer, que vous les manquez et qu’elles pensent très fort à vous.

Au bout de ce mijotage, envoyez des messages chuchotés courts et évasifs à vos personnes de confiance « très fatiguée, pas le temps d’expliquer, lundi je me remets en marche ». Vérifiez aussitôt comment le bouche/stylet à oreillette s’emballe et jubilez.

A votre retour à la lumière, postez une recette régressive, un dessert chocolaté par exemple. Expliquez que vous aviez besoin de cuisiner quelque chose de roboratif et réconfortant après cette dure épreuve sans « jamais rentrer dans les détails » pour épargner tous ceux et toutes celles qui se sont inquiétés pour vous.

Répondez individuellement à tous ceux qui vont ont témoigné soutien et encouragement pendant votre absence. L’étape est laborieuse mais indispensable pour démontrer votre reconnaissance, vos interlocuteurs se sentiront flattés, importants et récompensés de leur fidèlité. Rappelez commentaire après commentaire à quel point vous avez l’intention de ne pas vous laisser abattre et que jamais vous n’auriez imaginé  recevoir autant de preuves d’amitié, oui, car dans la blogosphère comme dans la vie réelle, les épreuves révèlent la vraie nature des gens. Au besoin, changer votre pseudo en lui ajoutant en suffixe ou  préfixe le terme « fighting » ou « plus combative que jamais ».

Laisser décanter la situation pendant une semaine, le temps de recevoir les fameux résultats d’analyse. Montrez-vous particulièrement joyeuse et laissez entendre que vous avez soudoyé votre voisin hachischien, avec votre pré-traitement, c’est la seule façon « naturelle » que vous ayez trouvé pour vous relaxer un peu. L’usage de substances interdites par la loi vous sera pardonné étant donné les circonstances.

Cette recette est inspirée par une certaine Carla-La-Guerrière-Plus-Combative-que-jamais qui a mené en bateau des centaines de personnes pendant des mois. En tant que telle, elle a disparu de la blogosphère quand son imposture a été mise à jour. Elle a eu son heure de gloire  quand elle a déclaré dans une interview en direct et en prime-time que soutenir un candidat du Jeu en montant et en animant une plateforme de soutien l’avait aidé à ne pas se laisser abattre, le moral étant un élément important dans le combat contre un telle maladie.

Si vous y voyez quelque ressemblance avec une histoire actuelle, ce serait une pure coïncidence révélatrice de l’universalité des méthodes des imposteurs. Je regrette profondément d’user d’humour pour une histoire qui à la base ne devrait pas faire rire. Mais même Desproges riait de son cancer, alors…

Rejoins le côté obscur de la farce

Il avait la tête dans le cul ce matin-là. Bouche pâteuse, gestes lourds, il se maudissait d’avoir encore traîné devant la télé jusqu’à pas d’heure, enchaîné les verres de whisky de mauvaise qualité et fumé clope sur clope, tuant l’ennui, espérant encore et toujours tomber sur un programme miracle qui lui aurait sauvé de l’inutilité sa seconde partie de soirée. Puis il s’était résigné à aller se coucher, assommé et de mauvaise humeur. A son arrivée au bureau, il avait surpris un conciliabule : une réunion à organiser, des explications à exiger, des histoires d’anguille-sous-roche… personne n’avait pris la peine de s’interrompre, il était invisible, insignifiant et inoffensif.

Alors il se rappela de cette remarque qu’il avait entendu la veille : le présentateur avait parlé de l’Anguille-sous-roche et de son analyse qui méritait vraiment d’être lue. Son café posé sur le bureau, il alluma son ordinateur, une gorgée  le temps que la machine se mette en route, Google : anguille+sous+roche+blog. C’était un site communautaire : La Grotte Digitale, un fil d’actus en temps réel, des rubriques sur les technologies internet, la météo, des forums, une boutique et le blog de l’Anguille sous roche.

Il lut une première fois puis une deuxième fois le pavé de l’Anguille-sous-roche, c’était bel et bien une analyse objective et argumentée du dernier épisode du Jeu. Comment quelqu’un avait eu l’idée d’en faire un blog? Surpris, il relut une troisième fois. Tout ce que l’Anguille exposait il se l’était déjà fait remarqué auparavant, mais l’Anguille avait plus de style et de vocabulaire que lui. Il se sentait minable de ne pas en avoir eu l’idée avant et en même temps il se sentait soulagé de voir là devant lui, noir sur blanc, quelqu’un exposer avec autant de talent son freakism inavouable.

Signets, ajouter, Le Jeu. Lire l’Anguille tous les matins à son arrivée devint son nouveau rituel, ses collègues pouvaient continuer à déblatérer entre eux, à élaborer des stratégies qui l’avaient toujours exclu, désormais c’était lui qui s’excluait : il avait beaucoup mieux à faire, il avait trouvé son Graal particulier. C’était la première fois qu’il suivait un blog, un matin il repéra 54 commentaires, il découvrit une longue liste de pavés qu’il dévora avec autant d’enthousiasme que la critique de l’Anguille. Non seulement l’Anguille n’était pas seule mais elle avait fédéré dans son blog toute une bande de freakies aux pseudos étranges : Big Sister, The Asimovist, Alma Frater, Gibson Bridge, Carla La Guerrière,  Laura Hunt, BB is fucking U…

Le protocole était simple : on saluait l’hôte, on reconnaissait le bien-fondé de son analyse puis on y allait de son point de vue, en argumentant si on n’était pas d’accord avec l’hôte. Alors seulement on pouvait échanger avec les autres. Le ton changeait au cours de la journée, il se faisait plus léger, on s’interpellait, on se faisait des blagues, beaucoup de private jokes suivies de lol, de mrgreen ou de wink circulaient. Il assistait à ces conversations sans rien y perdre, il lisait tout. Ses journées étaient rythmées par le F5, l’Anguille avait configuré son fil de commentaires en séquences de 50. Chaque demi-heure il se mettait à jour. Tout ce qui y était dit, il l’avait pensé lui aussi.

Il voulut y aller lui aussi de son analyse, il prépara un texte dans Word tout en actualisant les commentaires. Il avait du mal, il ne voulait reproduire aucune phrase déjà lue, aucune remarque déjà faite… il voulait se démarquer. Quand enfin il se trouva satisfait de son pavé, il se décida. Puis se ravisa : il fallait s’enregistrer pour commenter, et pour cela il fallait entrer son pseudo. Il n’y avait pas pensé. Il se sentit à nouveau l’employé administratif gratte-papier, anonyme, invisible… médiocre.

Dorénavant il ne pensait plus qu’au pseudo qu’il allait utiliser. De retour chez lui, dans cette chambre de vieux garçon les seules fantaisies tolérées par sa mère trônaient sur ses étagères : une collection de figurines de Star Wars, des photos de conventions où il s’était rendu déguisé fièrement en ce père qu’il aurait voulu avoir. Il avait trouvé : il serait Sénateur Palpatine. Dans cette vie parallèle qu’il inaugurait chez l’Anguille il serait ce personnage puissant, craint, combattu, mystérieux et charismatique.

Vivre une double vie 2.0 peut devenir une échappatoire accessible et peu risquée : derrière son pseudo, on s’invente une histoire, personne ne nous reconnait, on se réinvente. A moins que cela ne soit tout le contraire : on décide d’être encore plus sincère que dans le monde réel, là où l’on doit composer en permanence avec les règles de la sociabilité, là où l’on est exposé au jugement et à la sentence des autres, là où l’on doit faire preuve de compréhension et de retenue pour ne pas heurter les âmes sensibles… dans une double vie 2.0 on se libère de toute contrainte.

TCSI-IP : au commencement était le binaire

Que les choses soient claires, j’entends garder mon anonymat et respecter celui de ceux qui le souhaitent en retour, c’est bien ici et non là-bas que j’ai décidé de faire dans le confidentiel. Les possiblités qu’offrent mon hôte sont assez bluffantes de détails, mais je ne vais pas pour autant sortir ma mag-lite et mon coton-tige à chaque connexion pour faire mon Grissom, mon outil de prédilection c’est la balance de précision pour mesurer l’agar-agar pas le tracking appris en formation de webmastering. Et j’ai autre chose à faire que de m’équiper en brouilleur d’IP. Primo, je ne suis ni exhib ni voyeuriste, deuxio, je refuse d’y perdre mon temps. Je n’aurai de cesse de répéter ce que mon ami le Joker disait : dans la vraie vie, j’ai une vraie vie.

Je comprends celles et ceux qui suivent leur petit bonhomme de chemin dans leur coin cuisine et entendent se tenir à l’écart du showbiz blogoculinaire : on a tous nos propres motivations et notre propre objectif, et s’il ne passe pas par les sunlights, il est aussi respectable que le mien. Ceux qui ne sont pas intéressés par ma prose peuvent retourner à leur Thermomix, ce n’est pas moi qui suis allée les chercher. Les Nera qui veulent faire leur coups de pub en laissant leur link seront modifié à l’approbation. Ce que l’on veut bien nous faire passer pour de la démocratie, c’est dans les urnes l’année prochaine, en tant qu’omniauteur de ce blog j’en fixe les règles et je mène les débats

Ceux et celles qui me font savoir qu’ils auraient découvert ma véritable identité, qu’ils en fassent ce que bon leur semble : me dénoncer? De quoi? Buzzer? Merci du coup de pouce, Monsieur WordPress sera ravi de me coller encore une fois en haut de la GrowingBlog List. Dans les joutes verbales qui ont suivi mon premier article, une blogueuse que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam, mon grand pêché originel peut-être, m’a pris à partie à plusieurs reprises remettant en cause ma démarche et surtout, me prêtant des intentions que je n’ai pas. Cette blogueuse n’a pas compris qu’une excuse pour raison de séance de piscine ou qu’un mail privé vaut pour abandon et non pas pour mot de la faim. Je préfère ne voir aucune menace dans ces propos  « tu veux aller au casse-pipe, vas-y, mais ne viens pas te plaindre quand tu te prendras dans la tronche des choses que tu n’avais pas prévu ». Je dois remercier certains blogueurs illustres qui m’ont fait part de leur désapprobation, de leur volonté de rester à l’écart de tout cela, not in my back-yard, et de ne pas rouvrir la boîte de Pandore. Ainsi donc, il y en a une. C’est toujours étonnant de voir avec quelle humilité et gentillesse les vraies pionniers de la foodsphère se comportent. L’arrogance et la suffisance étant le privilège des courtisans qui ont un jour touché du bout de la souris le nirvana du top wikio. Chez les people, on appelle ces derniers des has-been.

« J’ai juste essayé de te prévenir (…) ne te contente pas de remuer la merde pour faire le buzz, un buzz éphémère et stérile » me prévenait encore cette chère blogueuse qui est en passe de devenir mon troll, youpi, troll-me I’m famous. Je vais en décevoir plus d’un mais mon propos ne sera pas de dénoncer le blogoputisme. Je regrette simplement ce temps béni où l’Efap lâchait dans Paris une horde de jeunes filles aux dents longues mais pas trop -des fois qu’on les sentirait – pour faire des RP dans les règles de l’art. La blogosphère est polluée par des blogs de publireportages purs et durs animés par des auteurs médiocres, ceux qui passent d’un produit lambda à un produit bio sans transition recopiant scolairement les communiqués de presse, et cela fait de l’ombre aux vrais blogueurs talentueux et créatifs qui jouent le jeu du gagnant-gagnant avec leurs partenaires comme un artiste et son mécène. La toute puissance du branch-marketing est en marche, en tant que prescripteurs les blogs sont devenus un nouveau support.  Tout le monde a besoin de manger, mais je ne ferais pas mon Morandini pour autant. 

Moi aussi j’ai créé mon blog de recettes pour les partager, au départ. Cela fait plus de 10 ans que je prends énormément de plaisir à concocter des plats, et même s’ils sont « prise de tête » pour la complexité de leur réalisation, en les mettant en partage sur mon blog j’entends prolonger ce plaisir : pour moi les nourritures terrestres ne se réduisent pas au Philadelphia et au Nutella. Exactement comme dans les blogs d’humeur ou d’opinion, on échange beaucoup de choses dans les commentaires : des infos, des conseils, des suggestions, des astuces techniques… Dans les conversations croisées par blogs interposés, j’ai pris le partie d’être plus que jamais moi-même car je parle d’une de mes passions. J’ai pu déploré le manque de sincérité de certains blogueurs qui ne cherchent que le link, mais cette médiocrité les rend attachant. Je dénonce par contre la malhonnêteté intellectuelle de certains.

La modération des commentaires est activée, ce n’est pas une raison pour laisser des messages agressifs ou absurdes. Je remercie les blogueurs qui ont spontanément témoigné de leurs mésaventures dans d’autres domaines que la cuisine, je ne suis donc pas parano. Ce matin encore j’ai vu sur le mur FB d’un prof de lycée hôtelier une discussion s’engager sur le sujet. Une certaine Patricia aurait un blog où elle fait un copier/coller de recettes assez originales glanées à droite et à gauche. Elle est bien évidemment injoignable. 

Le partage c’est généreux et gratuit. Le manque de scrupules de certains l’a transformé en hold up permament. Ceux qui ne le comprennent pas n’ont soit jamais été victimes, soit… ne veulent pas comprendre. Une échelle de valeurs différentes peut-être, une grille de compréhension restée coincée au fond de la caverne de Platon.  

 

Blogue, buzze ou disparais

Tous les matins, je descends dans la cuisine – le lieu du crime – pour me préparer un café. Je n’attends pas devant la cafétière, j’allume l’ordi et je vérifie mes stats. Je tiens un blog depuis 4 mois, je totalise 18000 visites avec une vitesse de croisière atteinte de 350 visites par jour. Un début prometteur. Mon ambition à moyen terme est de me faire publier. Ma stratégie est déjà en cours.

Je consacre 6 heures par jour à mon blog. Un quart de ce temps est dédié à l’écriture du post à publier, un autre quart à faire des RP auprès des sites de référence et la moitié restante à commenter dans les autres blogs. Quand tu as un blog, si tu ne buzzes pas, tu disparais.

Avant d’être blogueuse, c’est-à-dire avoir mon propre blog, je suis commentatrice assidüe depuis 5 ans dans un blog très médiatique, plus de 2000 commentaires par jour, 1500 abonnés. J’ai vu et j’ai vécu beaucoup de choses depuis que j’ai échoué désespérée d’ennui dans la blogosphère. Je suis une commentatrice populaire dans ce blog, non pas pour le nombre de mes commentaires mais pour mon humour aigre-doux et la pertinence de mes interventions. La règle tacite impose que le premier commentaire posté soit en relation avec le thème. Ensuite, on peut échanger avec les autres commentateurs. Et il y en a de la vie et des choses qui se disent dans un blog qui culmine à 2000 commentaires par jour. C’est une expérience curieuse, addictive et désocialisante.

On passe ses journées à discuter et débattre avec des fantômes cachés derrière des pseudos et l’on se persuade qu’on socialise d’une autre façon. C’est la nuit que les masques tombent. Chacun devant son écran – une bouteille de whisky, un pétard ou autre chose à portée de main – se laisse aller à tomber le masque. Dans le fil croisé des discussions des affinités s’esquissent, des amitiés se nouent, des rivalités apparaissent. Comme dans la vraie vie des disputes éclatent. Des séparations ou plutôt des sécessions sont tentées avec création de son propre blog avec la prétention d’embarquer son club de fans. Alors c’est le règlement de comptes par blog interposé, le festival des coups bas et des trahisons de secrets peut commencer.

Dans un blog qui enregistre plus de 2000 commentaires par jour, des modérateurs sont obligatoires. Ils sont choisis parmi les commentateurs les plus populaires et leur rôle est d’animer et de modérer en même temps. Ils se sentent investis d’une mission importante confiée par le Maître de Cérémonie. J’ai vécu une scission il y a deux ans suite à des prises de position de l’auteur que certains modérateurs n’ont pas supportées : j’ai été gentiment contactée via Facebook pour suivre un des sécessionnistes dont la classe aura été de ne pas remuer les eaux stagnantes. J’ai refusé, je reste fidèle à mes origines et je préfère m’adresser à Dieu plutôt qu’à ses saints. Pourquoi irai-je suivre un copieur, aussi talentueux qu’il soit, alors que le modèle que je suis triomphe dans blogosphère et même au-delà dans le monde réel? Depuis, je suis devenue une vraie amie du Maître de Cérémonie, je ne regrette pas. Ma loyauté a été récompensée par une amitié réelle qui m’est aussi précieuse que tous ses conseils.

Cette expérience m’est relativement utile dans la blogosphère culinaire, au moins pour démasquer les impostures et identifier les loosers et les VIP. A la création de mon blog, j’ai bien dû me rendre à cette évidence flagrante : avoir son propre blog est un vrai travail, il ne s’agit plus de faire le GO dans le fil de commentaires d’un blog mais bien d’élaborer une méthode de travail qui inclut non seulement la publication mais aussi l’entretien de son audience et son développement. J’ai découvert progressivement  les règles implicites de la blogosphère culinaire. J’ai repéré les imposteurs, les gourous, les précieuses ridicules, le club des anorexiques qui cuisinent quand même, les courtisans, les starlettes et même un Père Goriot. Une vraie comédie humaine 2.0!

Récemment j’ai pris en flagrant déli de vol de recette et de photo d’étape – c’est ainsi qu’on apelle une photo qui illustre une étape de l’élaboration du plat – de la part d’une star de Wikio qui a l’humble prétention de s’autoproclamée Chef. Son imposture est à la hauteur de son style : ses recettes sont nulles à chier mais ses photos sont dignes du Prix Visa pour l’image catégorie Photo de Cuisine s’il existait, c’est pour cela d’ailleurs qu’elle a tant de succès : une photo léchée mettra toujours en appétit plus de monde. Je la sers de près et je ne manque de m’étonner dans son fil de commentaire de la coïncidence de la ressemblance. Normalement, ce plagiat ne m’aurait pas alarmée car elle m’est déjà arrivée, il s’agissait d’une blogueuse à l’audience confidentielle malgré ses 20 commentaires quotidiens (la moitié étant ses réponses) et dont les photos sont aussi désespérantes de médiocrité que son ambition. Cette fois-ci, le danger est réel, elle a fait la une d’un site réseau avec ce plagiat.

Le plagiat et l’imposture sont tabous dans la blogosphère culinaire, cette contrariété m’a incité à créer ce blog anonyme et confidentiel pour y dénoncer certaines pratiques, balancer, faire ma morue en quelque sorte.

J’espère être de retour ASAP pour répondre à vos commentaires, mais comme disait un certain Joker, blogueur troublion de son état, j’ai une vraie vie dans la vraie vie, see you soon.

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